Un colloque sur les apports de la métagénomique dans l’étude des communautés microbiennes des fromages de terroirs

Le RMT Fromages de Terroirs organise dans le cadre du projet Casdar Adamos un colloque sur les outils de métagénomique et les derniers résultats obtenus dans l’étude des communautés microbiennes des fromages de terroirs. Ce colloque s’adresse aux techniciens, formateurs et professionnels des filières fromagères et se composera d’ateliers, d’exposés de synthèse et d’un espace poster.

NOUVELLE DATE : Le colloque a été reprogrammé au Mardi 21 Janvier 2020. Il se déroulera à la Maison du Lait à Paris.

Pour en savoir plus et s’inscrire –> Invitation colloque métagénomique fromages

 

 

Séminaire de restitution des travaux du RMT (2014-2018)

 

Le 20 mars 2019, une soixantaine de participants étaient réunis à la Maison du Lait à Paris pour prendre connaissance des différents projets portés par le RMT Formages de Terroirs ces cinq dernières années. Alors que ce rendez-vous marquait les 10 d’existence de ce réseau de recherche et développement dédié aux thématiques relatives aux fromages de terroirs, il a été l’occasion de susciter de nombreux échanges autour des travaux conduits lors de son deuxième cycle de labellisation 2014-2018.

Trois thématiques fortes ont été abordées, au travers de six ateliers:

Communautés microbiennes des laits et des fromages de terroir

Atelier 1 « Comment la métagénomique permet une meilleure connaissance et compréhension des communautés microbiennes des laits et fromages ? »

Atelier 2 : « Faire évoluer le regard et les pratiques des éleveurs sur la microflore de leur lait cru : la démarche FloracQ »

Durabilité des filières et des exploitations laitières en AOP/IGP

Atelier 3 : « Renouveler l’évaluation de la performance des exploitations en AOP laitières grâce à la DEA »

Atelier 4 : « des démarches d’accompagnement au service du collectif d’une filière fromagère AOP pour l’aider à construire et dynamiser son projet »

Gestion des ressources alimentaires et fourragères en territoire AOP

Atelier 5 :  « L’autonomie alimentaire en filières fromagères AOP, entre lien au territoire et agro-écologie : des actions innovantes dans les territoires fromagers AOP »

Atelier 6 : « Mieux articuler autonomie fourragère et services écosystémiques fournis par les prairies dans les territoires AOP : l’exemple du projet ATOUS en zone de montagne »

Par petits groupes, les ateliers ont permis aux participants de découvrir derrière ces thématiques les projets menés par le RMT et les résultats obtenus. Dans certains cas, des outils sont désormais à disposition des collectifs pour entreprendre ces démarches dans leurs filières : démarche FloracQ, démarche d’accompagnement des collectifs telle que Perf’AOP etc.

D’autres travaux ont pu être présentés de manière plus rapide : c’est le cas de la méthode de formation des jurés de Commission d’Examen Organoleptique, de l’ouvrage ‘Composés d’intérêt nutritionnel des fromages de terroir’ ou encore du projet Casdar Autelo sur l’autonomie alimentaire des exploitations ovines.

 

Toutes les présentations sont consultables et téléchargeable en cliquant ICI !

 

Un grand merci aux participants et aux animateurs des différents ateliers pour leur implication !

Atelier Polyculture élevage en SIQO animales avec le RMT SPYCE

Le RMT SPyCE et le RMT Fromages de Terroirs ont organisé un atelier de travail commun afin de croiser leurs préoccupations et leurs approches développées ces dernières années concernant la Polyculture Elevage et les filières sous SIQO. Cette journée a réuni 27 participants le 4 décembre 2018.

En s’appuyant sur la présentation de plusieurs exemples de filières animales sous SIQO (monograstriques et ruminants), l’atelier avait pour objectifs :

  • de permettre les échanges entre acteurs de la recherche, du développement ainsi que des représentants de ces filières,
  • de débattre et d’identifier des questionnements communs aux deux RMT.

Les SIQO animales et en particulier celles liés à l’origine, et donc à un territoire, sont toutes concernées par la PCE sous des formes très variables et plus ou moins caractérisées dans leurs cahiers des charges.

La structuration de la filière AOP Kintoa est un exemple d’intégration culture-élevage à l’échelle du territoire puisque une filière d’approvisionnement en céréales locales est structurée sur le territoire, en lien avec l’ODG  ; la zone de production inclue la plaine céréalière qui produit des aliments pour l’élevage des porcs conduit sur des exploitations spécifiques incluant des parcours et situées en altitude.

La filière Fermiers de Loué impose par son cahier des charges une activité avicole intégrée dans une agriculture de PCE sur des structures d’exploitation de taille modeste (15 élevages intensifs du type de ceux qu’on trouve dans les pays de l’Est de l’Europe suffiraient à assurer toute la production de Loué avec son millier d’adhérents !), et mettant en œuvre des pratiques agroécologiques.

Afin de répondre au haut niveau d’autonomie alimentaire qu’exige son cahier des charges (75% au niveau de l’exploitation et 85% au niveau de la zone), la filière fromagère AOP Chaource, située en plaine en territoire de PCE, cherche à organiser et proposer à ses éleveurs laitiers des solutions d’approvisionnement en aliments complémentaires et en fourrages complémentaires de qualité au sein ou à proximité de leur zone.

Les acteurs de la filière fromagère Mothais-sur-feuille ont, quant à eux, proposé de nouveaux critères à inscrire dans le cahier des charges : une surface en céréales, oléagineux et protéagineux (SCOP) minimale/ 100 chèvres ainsi qu’une obligation d’alimenter les troupeaux avec au moins 3 sources de céréales/protéagineux/oléagineux. Ces nouveaux critères visent à qualifier les exploitations au travers une meilleure caractérisation des fondements de la PCE et de leur zone de production d’un point de vue fonctionnel.

Ces éléments incitent à examiner une zone de production d’un produit animal sous SIQO, quel qu’il soit, sous l’angle de la PCE à différentes échelles en fonction des caractéristiques pédoclimatiques et agricoles du milieu, en se posant les questions suivantes :

  • Quelles sont les ressources disponibles sur la zone pour alimenter les animaux ?
  • Est-ce que toutes ces ressources sont associées au terroir et liées à la typicité du produit ?
  • Sont-elles suffisantes pour alimenter les troupeaux ? A l’échelle de la zone ? A l’échelle des exploitations agricoles ?
  • Quelles complémentarités ou intégration organiser avec des territoires d’approvisionnement de ressources complémentaires de proximité ?

Il n’y a pas, semble-t-il, de schéma unique. Toutefois, ces réflexions autour de la PCE imposent toutes une dimension collective, dimension en cohérence avec les valeurs des SIQO.

A l’issue de cet atelier, il est apparu que les deux RMT auraient intérêt à croiser leurs approches respectives sur quelques filières fromagères à l’échelle de l’exploitation mais aussi du territoire.

Séminaire d’échange : stratégie d’alimentation et démarches alimentaire en AOP laitière

Cette thématique a réuni une quarantaine de personnes à la Maison du Lait le 13 juin dernier. Le RMT Fromages de Terroirs a présenté aux ODG les résultats du stage de fin d’étude de Marc Bissey sur le rapport entretenu par les AOP à l’autonomie alimentaire et fourragère. Une typologie des AOP basée sur les critères d’inscription de l’autonomie au cahier des charges a été établi ainsi qu’une analyse sociologique des discours de justification de ces critères. Même si les AOP adaptent les critères à leur territoire, le discours sur l’autonomie alimentaire et fourragère est commun entre toutes. Des temps en atelier ont été fortement appréciés pour découvrir plus concrètement certaines initiatives déployées dans les territoires : mobilisation des éleveurs en Tomes des Bauges sur des conduites prairiales respectueuses de la biodiversité … et des résultats économiques ; collaboration entre céréaliers et éleveurs en Chavignol pour la production de luzerne ; Accompagnement à la réflexion du collectif Mothais-sur-Feuille sur les critères d’autonomie alimentaire.

Séminaire FLUMI 2017L’après-midi a permis de faire partager les expériences de différentes filières en termes de démarches environnementales. En Savoie et Franche-Comté, deux stagiaires ont conduit des diagnostics Cap2ER afin d’évaluer l’empreinte carbone des exploitations laitières de ces AOP. Un des résultats marquants est l’impact du stockage carbone des prairies : sa prise en compte est déterminante de l’empreinte globale d’une exploitation. Un temps qui a permis d’affirmer la nécessité d’être impliqué dans la démarche nationale ferme laitière bas carbone tout en faisant valoir les limites de l’outil pour des fermes impliquées en AOP. Au sein de l’URFAC, l’outil Biotex a été déployé dans plusieurs fruitières afin de sensibiliser les agriculteurs, mais aussi la société civile, au lien entre biodiversité et pratiques agricoles. Une manière originale d’établir le dialogue entre différents acteurs du territoire. Puis, le sujet de l’agroécologie a été abordé afin de rappeler les fondamentaux de cette discipline. Les AOP laitières ont tout intérêt à s’approprier ce concept pour faire valoir leurs pratiques et progresser de manière cohérente avec leurs systèmes. Enfin, la journée s’est clôturée par la restitution de l’expertise scientifique collective de l’INRA sur les biens, services et rôles de l’élevage en Europe. Avec beaucoup de pédagogie, M. Vollet (IRSTEA) a montré comment on pouvait représenter à l’échelle d’un territoire les bouquets de service d’une filière : marché, emplois, intrants, environnement et patrimoine. La « grange » permet de visualiser les enjeux spécifiques d’une filière et de se rappeler qu’une vision systémique enrichit.

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Journées FLUMI 2017

Les journées FLUMI sont des journées de formation organisées par le réseau Fromages de Terroirs à destination des techniciens fromagers sur la thématique de la gestion des microflores des laits crus.

A la demande des filières, cette édition 2017 était consacrée à la gestion des pathogènes en élevage, tout en prenant en compte la microflore utile du lait cru. Ce sont près de 75 participants de toute la France, de syndicats de produits, d’OPA, de fromageries, d’écoles de laiterie etc. qui étaient présents à Yenne, en Savoie, du 17 au 19 mai dernier, montrant les fortes attentes autour de cette problématique.

Après des présentations visant à actualiser les connaissances des stagiaires sur les pathogènes, en particulier Salmonelles et STEC, sans oublier les potentiels effets barrière des microflores utiles, une bonne partie des journées s’est déroulée sous la forme de travaux en groupes et d’application pratique en fermes. La prévention des problèmes sanitaires était aussi à l’ordre du jour avec en particulier la démarche savoyarde Pass Lait cru visant à qualifier les exploitations dont le lait est destiné à des fabrications au lait cru. Une démarche similaire adaptée au contexte franc-comtois a aussi été présentée.

S. Chaillou (INRA) a présenté les travaux menés sur les écosystèmes microbiens au niveau des produits carnés en utilisant les méthodes « omiques ». Ce type de travaux démarre sur les fromages de terroir et fera l’objet de présentations lors de la prochaine session FLUMI, prévue en 2019, certainement en Normandie.

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